Avertissement préalable : notez que certains termes ci-après expliqués font référence à des pratiques sexuelles. Tenez le vous pour dit, si vous êtes parents, à vous de voir si vous voulez que vos enfants lisent cette page.
.AMV: abréviation de "anime music video", les AMVs sont des œuvres vidéo réalisées par des fans d'anime. La bande-son d'un AMV est généralement une musique sans rapport avec le monde de l'animation. La partie vidéo est composée de séquences extraites d'un (ou plusieurs) dessin(s) animé(s) et montées en synchronisation avec la musique, afin de produire l'équivalent d'un clip vidéo classique. La création d'AMV (AMV-making dans le jargon) est l'art de combiner l'anime et la musique. La durée d'un AMV est le plus souvent comprise entre 2 et 7 minutes, soit la durée classique d'une piste musicale. La création d'AMV est une discipline pratiquée principalement en Amérique du Nord, en Europe, et en Russie. Les Japonais s'adonnent à une pratique similaire, les MAD, dont l'esprit est cependant plus parodique et la définition plus large, les MAD n'étant pas nécessairement liés aux animes.
.Animage: voir « Mangashi ».
.Anime: c'est un mot japonais basé sur le mot anglais animation et désignant les dessins animés, dont le Japon est un grand producteur. En français, ce terme désigne en général ces dessins animés produits au Japon (dont la France est 2ème consommatrice au monde, devant les USA). On utilise également le mot japanime ou japanimation. On utilise ce terme depuis "Astro le petit robot" (Tetsuwan Atomu) d'Osamu Tezuka diffusé en noir et blanc en 1963.
.Anime comics: il s'agit d'un roman album qui reprend les images d'un anime sous forme de BD. On peut le comparé à un manga en couleur. (Ex.: "Akira" paru en France chez kana, "Card Captor Sakura: Anime comic" paru en France chez Pika, Ghost In The Shell...).
.Art Book: c'est un ouvrage grand format regroupant le travail d'un auteur ou d'un studio. On peut y trouver selon les cas des illustrations couleurs, des croquis préparatoires, des interviews,... En France, Glénat, Delcourt et quelques autres éditeurs publient des artbooks originaux. Pour le reste, il s'agit principalement d'imports du Japon. Il s'agit très souvent de livres imprimés de très bonne qualité, recherchés par les collectionneurs. Leur prix peuvent atteindre des sommes importantes, surtout quand ils sont vendus avec des produits dérivés. Voir « Goodies ».
.Bank cel: il s’agit d’un cellulo qui est utilisé plusieurs fois, voir de très nombreuses fois. Une scène typique que l’on retrouve régulièrement, comme par exemple la transformation d’une magical girl, ou, au hasard, un Actarus qui court se jeter dans le vide-ordures du Centre à chaque épisode pour rejoindre le cockpit de Goldorak ^_^. Voir « Celluloid ».
.Bishônen ai: connu aussi sous le nom de "boy's love", ce terme désigne les oeuvres homosexuelles destinées au public adolescent féminin. Ce genre traite de relations amoureuses entre hommes. L'accent y est mis sur les sentiments (et sur la beauté de nous, les hommes - lol) ce qui explique pourquoi malgré des scènes de scènes explicites, le bishônen ai n'appartienne pas au genre pornographique. Vu le faible taux de public concerné, on trouve très peu de ce type de manga en France.
.BGM: abréviation de BackGround Music, ce mot définit la musique de fond dans un anime. Ah, et accessoirement, le BGM-109 Tomahawk est aussi un joli petit jouet conçu et développé par l’armée américaine pour envoyer des bombes conventionnelles ou nucléaires sur une portée de 2500 km.
.Book cel: il s’agit de morceaux de décor, peints normalement sur une feuille style "Canson" comme les décors normaux, découpés très exactement et proprement en suivant un décor précis, que l’on retrouve au tout premier plan, ou de manière intermédiaire entre un décor et un cellulo. Cela peut aussi être peint directement sur un cellulo. Voir « Celluloid ».
.Celluloïd: Un celluloïd, appelé aussi souvent 'cellulo', ou encore 'cel' dans sa forme la plus abrégée, c’est avant tout la feuille plastique transparente sur laquelle seront peints (car il s’agit de peinture) le ou les personnages, ou éventuellement des éléments de décor amenés à être animés (pour la petite histoire, l’invention du cellulo remonte à 1915, avant, tout était dessiné image par image - Le nom quant à lui tire son origine dans la feuille plastique transparente en cellulose d'acétate). La plupart du temps, pour les séries, il s’agit d’une feuille au format un peu équivalent à du A4 (26,5 x 23 plus précisément), avec en haut 3 trous. Mais il existe d’autres formats, plus larges, plus hauts, voire les deux, pour les films ou des séquences de scrollings horizontaux ou verticaux. Le format un peu plus large standard, employé pour les films le plus souvent fait 35x23cm. Un cellulo, de manière générale, présente donc un dessin à un instant T d’une scène d’un dessin animé. Et c’est l’ensemble de nombreux cellulos, enchaînés les uns à la suite des autres, qui font l’animation finale d’un dessin animé. Cette méthode de création des anime n’est plu vraiment utilisée depuis les années 2000-2001.
.Character designer: c'est un dessinateur chargé de déterminé l'aspect des personnages d'un anime. Il peut décider de modifier des éléments d'un personnage par rapport au manga dont il est tiré pour en faciliter l'animation. Si il s'agit d'une oeuvre original, il a carte blanche.
.Comicket: abréviation de "Comic Market", Il s'agit de la plus grande convention du manga et de l'anime au monde, se tenant deux fois par an au Tokyo Big Sight de Tokyo, au Japon. Le premier Comiket eut lieu le 21 décembre 1975, où participèrent seulement une trentaine de cercles dojin accueillant environ 700 visiteurs. D'une durée de trois jours, cet événement permet à l'origine à des mangaka amateurs de présenter et vendre leurs œuvres, appelées dojinshi, mais on y trouve également des jeux (dojin game), de la musique (dojin ongaku) et certains exposants sont professionnels (studios d'animation, commerçants). C'est aussi l'occasion de rencontrer des cosplayers. Le nombre de visiteurs se chiffre en centaines de milliers (350.000 au C69, de 400.000 à 430.000 au C70) et la demande de stands est si massive que les organisateurs doivent décliner autant de pré-réservations qu'ils n'en accordent (23.000 au C69). Créée par les étudiants Teruo Harada, Jun Aniwa et Yoshihiro Yonezawa, estimant qu'il existait peu de structures pour présenter leurs créations, la convention est maintenant organisée par le Comic Market Preparatory Committee (CMPC). Les objets vendus au Comiket étant rarement réédités, certains de ces articles peuvent atteindre jusqu'à dix fois leur valeur originale, en boutique ou sur des sites d'enchères.
.Convention: rassemblement de frappadingues comme moi… Les thèmes peuvent ne pas concerner l’animation, mais le cas échéant, il est très fréquent de trouver des mots comme anim’, japan, etc, dans le nom de la convention. Certaines durent, d’autres (la plupart) s’organisent pendant deux ou trois ans pour faire faillite.
.Cosplay: contraction de "costume play", ce terme désigne l'action de se déguiser le plus fidèlement possible en un héros d'anime, de manga, de jeu vidéo, de série live ou encore en un chanteur. Depuis quelques années le phénomène touche la France avec des concours lors de manifestations manga telles que le Japan Expo ou le festival Delcourt (malheureusement pas toujours pour le plus grand plaisir des yeux…).
.Data book: littéralement "livre de données", il s'agit d'un livre contenant une multitude d'information sur un animé ou un manga: fiches des personnages, illustrations, informations techniques,... Il en existe peu en France actuellement parmi lesquelles on peut citer le Kenshin Guide Book ou encore les One Piece Guide Book Blue et Red.
.Densetsu: c'est le genre des mangas s'inspirant d'une légende. (Ex.: Saiyuki, Hôshin,...).
.Dôga: peuvent être appelés des dôga-clés. Ce sont les pauses-clés au propre, pouvant être considérées comme les dessins les plus importants ou les plus beaux. Lors du passage du genga au doga, la numérotation change : si on reprend notre exemple précédent, nos 3 gengas A1/A2/A3 vont alors devenir 3 dôga-clés qui seront numérotés A1, A5 par exemple et A10 END. Leurs numéros restent aussi entourés. Contrairement aux genga, les douga peuvent être retouchés directement (gommage). Voir « Genga ». Voir « Shûsei ».
.Dôjinshi: ce sont des mangas dessinés par des artistes amateurs et généralement vendus pendant des conventions comme le Comiket. Ce sont habituellement des parodies d'œuvres populaires et ils sont souvent destinés à un public adulte (H-dôjinshi).Plusieurs mangakas connus ont commencé par là, comme Clamp ou Abe Yoshitoshi (un de ses doujinshi a d'ailleurs fait l'objet d'une série TV: Haibane Renmei).
.Ecchi: c'est un mot japonais signifiant "indécent" ou "lubrique". Il peut servir de qualificatif pour tout ce qui est érotique ou pornographique (films, jeux vidéo, anime, ...), bien que de nos jours au Japon, on lui préfère l'adjectif ero (ero-manga, ero-game, ...). Une théorie répandue veut que ce soit la première lettre du mot hentai écrit en rômaji qui, avec la prononciation japonaise, a fini par donner ecchi. Cependant, les deux mots n'ont plus de signification commune. En effet, même si ecchi va de l'érotisme léger à l'acte sexuel en lui-même (ecchi suru: faire l'amour), il n'y a aucune notion de perversité ou anormalité, contrairement à hentai. L'orthographe la plus répandue en Occident de ce mot ne respecte pas la méthode Hepburn, selon laquelle il faudrait écrire etchi. Voir « Hentai ».
.End cel: bien que rarement utilisé, le terme existe tout de même pour définir le dernier cellulo d’une séquence, celui qui porte la mention END avec sa codification en haut à droite. Voir « Celluloid ».
.Evangelion: non, ça n’a pas grand-chose à faire ici… Mais bon, comme c’est moi (Riogi) qui fait des copiés/collés/adapt d’autres sites, j’ai décidé de faire un peu de pub en passant… Vu que c’est mon animé favori. Voir « Mecha ».
.Fan cel: là c’est encore autre chose, et le nom parle de lui-même : il s’agit de cellulos fait par des fans et non des cellulos produits par un studio. Cela peut être très beau, mais cela peut aussi être confondu avec de vrais cellulos ! Méfiez-vous donc tout de même, en cas d’achat, surtout que certains ne précisent pas toujours proprement qu’il s’agit de fan cel, voire appellent ça des Private Cel ou encore pire, des Production Cel, ce qui là est une pure tromperie. Voir « Celluloid ».
.Fan service: terme péjoratif pour désigner le côté ultra-commercial d'un anime ou d'un manga, qui abonde par exemple en scènes de petites culottes pour attirer son public.
.Fansub: c'est un terme employé dans le milieu des animes (le nôtre quoi) pour désigner le sous-titrage amateur d'une série animée, film d'animation, OAV...Une équipe de fansub est le plus souvent appelée Team.
.Fanzine: contraction de "fanatic magazines" sont des périodiques (ou apériodiques) indépendants, crées et réalisés de manière désintéressée par et pour quelques passionnés, généralement photocopiés. Un fanzine est un « journal libre », parfois clandestin (une large majorité des fanzines n'ont pas de dépôt légal), publié sous l'égide du Do it yourself (« faîtes-le vous-même », slogan de Jerry Rubin repris par les punks en 1977), souvent spécialisé, qui n'est soumis à aucun impératif de vente et que l'on se procure dans quelques « distros », librairies, disquaires spécialisés, lycées, universités, salles de concerts indépendantes, ou par le bouche-à-oreille. Un fanzine devient un magazine lorsqu'il cesse d'être le produit de l'activité d'un amateur passionné (un « fan ») pour devenir le produit d'un professionnel. Cela ne dispense pas pour autant le professionnel de rester passionné, bien que des « impératifs » de rentabilité peuvent influencer son activité, ainsi que sur le contenu et la forme du fanzine. La forme intermédiaire entre le fanzine et le magazine est parfois appelée « prozine », notamment lorsque la forme devient plus professionnelle, plus recherchée, mais que l'esprit non-commercial persiste. Souvent militant dans le champ culturel (au sens large), l'esprit des fanzines se retrouve dans le slogan du réseau alternatif Indymédia « Ne critiquez pas les médias, soyez les médias ».
.Flasheuse: non, nous ne sommes pas encore dans Men In Black… Machine servant à faire passer un dessein en noir et blanc (sur papier) sur un celluloid. Existe depuis les années 80 (enfin depuis la fin des années 70 / début des années 80 et son invention, car avant il s’agissait bien de recopie manuelle). Voir « Celluloid ».
.Gekiga: C'est un style de manga dont la cible éditoriale est les adultes. Ce terme, crée par Yoshihiro Tatsumi en 1957, contient l'idée de drame (geki) et par analogie phonétique l'idée de violence, de force, d'intensité. (Ex: "Ayako" de Tezuka).
.Genga: ce ne sont pas encore les dessins qui serviront à créer les cellulos, mais cela correspond à l’étape précédente. Ces dessins sont déjà très beaux, mais les traits sont encore un peu épais, pas tout à fait propres et certaines zones sont grossièrement coloriées. A noter que ces gengas sont numérotés de 1 à n. Prenons un exemple qui resservira plus bas d’une scène qui devra contenir 10 dessins avec 3 pauses-clés : les 3 gengas seront numérotés A1, A2 et A3 (ou A3 END) avec le numéro entouré. Voir « Celluloid ».
.Goodies: il s'agit des produits dérivés liés à l'univers du manga et de l'anime. On peut citer les maquettes, les figurines, les posters, les autocollants,... L'un des premiers à avoir saisi tout l'intérêt de ces produits dérivés est le réalisateur américain George Lucas qui, au moment de la signature du contrat pour la réalisation du film Star Wars, se réserva les droits sur ces produits, lui permettant de se constituer une fortune lui permettant ensuite de produire les autres films de la saga lui-même.
.Hanken: ce sont des cellulos à part qui servent non pas au sein d’une œuvre animée, mais pour diverses illustrations annexes : couvertures spéciales, pochettes de laserdiscs, affiches, cartes (trading cards), etc. Ces derniers, présentant généralement des illustrations magnifiques, sont beaucoup plus rares et peuvent coûter une véritable fortune (Note de Riogi : j’ai vu un hanken d’Evangelion partir pour 6000 dollars US…). A noter que ceux-ci n’ont pas obligatoirement de numérotation en haut à droite, car pas très utile. Voir « Celluloid ».
.Hardsub: il s’agit des animés ayant les sous-titres ayant été incrustés dans l'image de la vidéo, par opposition au softsub (ou il est possible de désactiver les sous-titres).
.Harmony cel: il s’agit, pour faire simple, des fameux arrêts sur image, dans un style crayonné, qui ont fait entre autre la réputation de notre célèbre duo Dezaki/Sugino. Il s’agit de pures merveilles en termes de dessins et leur création est un peu différente des cellulos normaux. Voir « Celluloid ».
.Hentaï: c'est un mot japonais signifiant "pervers", "anormalité" ou "métamorphose". Même s'il peut servir à qualifier des comportements comme le sadisme ou l’inceste, ce mot en lui-même n'a pas nécessairement de connotation sexuelle. Par exemple, on peut parler de « mentalité anormale » ou hentaishinri. Cependant, une grande majorité des desseins animés japonais pornographiques importés en Occident (et surtout parmi les premiers titres sortis) tels que Urotsukidoji, Angel of darkness ou Dragon Pink comportent des scènes « anormales » allant de la copulation avec des monstres imaginaires au sado-masochisme, ce qui a probablement contribué à la confusion entre hentai et ecchi (terme couramment utilisé au Japon pour désigner ce qui est pornographique d'une manière générale, et en Occident pour désigner les mangas et animes érotiques mais non pornographiques).Le genre est apparu lors de l'émergence des OAV, en 1984. Voir « Ecchi ».
.Hikikomori: désignant une pathologie psychosociale et familiale touchant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels. Il y aurait près d'un million de hikikomori au Japon, soit un jeune sur dix, et presque 1% de la population (qui est de 127 millions). La plupart (environ 77 %) de ces personnes sont de sexe masculin, souvent des fils aînés. Ni grabataires, ni autistes, ni retardés mentaux, ils se sentent accablés par la société. Ils ont le sentiment de ne pas pouvoir accomplir leurs objectifs de vie et réagissent en s'isolant de la société. Voir la série « Welcome to the NHK » (NHK ni Yôkoso) pour de meilleures explications. Voir « Otaku ».
.HQ: High Quality. Désigne sur le web les vidéos dont la taille dépasse ou est au moins égale à 1280*1024 lignes. Pour vous donner une idée, la TV classique telle que nous la connaissions était de 625 (PAL/SECAM). Les vidéos en HQ se sont démocratisées sur le web dans les années 2006-07 (m’envoyer un message sur le forum si je me suis trompé sur la date, mais bon, c’est à peu près l’époque ou j’ai vu émerger réellement ces vidéos).
.Japanimation: contraction de "Japanese Animation", ce terme désigne tout simplement l'ensemble de la production de dessins animés japonais.
.JCC (Jeu de Carte à Collectionner): Les jeux de cartes à collectionner ou JCC (trading card game TCG ou collectible card game CCG) utilisent des cartes conçues spécialement pour les jeux en question. Ils diffèrent des jeux de cartes classique par la grande variété de cartes éditées et l'utilisation par les joueurs de paquets personnalisés. Les cartes ont en général des effets très variés sur le jeu. Une carte contient souvent un dessin de grande qualité (qui fait partie de l'intérêt du produit ; certains artistes doivent une part de leur notoriété à leurs travaux sur ces jeux) et un texte décrivant l'effet de la carte. Le jeu se déroule souvent dans un monde cohérent, de fantasy, de science-fiction ou autre ; il s'agit parfois d'univers déjà connus, par exemple dans des anime. La plupart du temps, le jeu consiste à gagner des points ou à en faire perdre à l'adversaire : point de vie, d'énergie, d'honneur, de pouvoir... On utilise pour cela des cartes de ressource (qui permettent d'effectuer des actions), des cartes d'action (par exemple lancer une attaque sur l'adversaire), des cartes de contre (protection contre les attaques) et des cartes de cumul (qui permettent de mettre en réserve des ressources ou actions). Certaines cartes s'associent et permettent de faire des combinaisons (appelées aussi combos). Le mécanisme de ces jeux peut faire penser au 1000 bornes. Le premier jeu de ce type fut Magic : l'assemblée (Magic: the Gathering), édité par Wizards of the Coast à partir de 1993. Dans la plupart des cas, le jeu se déroule en piochant des cartes et en jouant au tour par tour. Pour chaque jeu, il existe parfois des milliers de cartes (Edit par Riogi : de mémoire, je crois que pour Evangelion, plus de 900 millions de cartes ont été imprimées dans les divers sets) : certains jeux proposent en effet régulièrement de nouvelles cartes qui complètent le jeu de base. Chaque joueur se constitue un jeu (deck) à partir des cartes dont il dispose. C'est la principale originalité des JCC : chaque deck est unique, conçu par le joueur dans une optique de jeu particulière. La phase de conception des decks, qui précède les parties elles-mêmes, sont une part très importante de la stratégie et du plaisir de ce type de jeu. C'est là qu'intervient le "metagame", c’est-à-dire la prise en compte dans la conception du deck du jeu possible de l'adversaire. Les JCC les plus joués possèdent leurs conventions, parfois au niveau international, et leurs propres concours et tournois (Pokémon, Magic, Yu-gi-Oh!, wow). Les plus grands tournois rassemblent des centaines de joueurs. Il n'existe aucun prix officiel pour les cartes qui composent la collection, mais plutôt une cote permettant d'en évaluer le prix. Elle est basée sur la rareté, l'effet de la carte dans le jeu, le rapport entre l'effet et le coût pour le mettre en jeu, l'édition, etc. De nombreux JCC, bien que présentant des mécanismes de jeu originaux et prometteurs, ont été rapidement arrêtés, faute d’avoir trouvé un public. C’est le cas par exemple de Harry Potter CCG, Spellfire ou Warlords.
.Josei: manga destiné à un public féminin mature.
.Kawaii: pour une traduction exacte prenez une jeune fille entre 12 et 16 ans et fait lui dire "Mignon!!!" sur un ton proche de l’hystérie. Plus sérieusement ce mot a acquis le statut de terme générique pour désigner tout ce qui est mignon, acidulé et touchant. Le monde « kawaii » s’est exporté en occident avec « Hello Kitty ! » et toute son imagerie proche du monde de la petite enfance. C’est ce côté acidulé qui plaît tant aux filles de tous âges et qui paraît si exotique pour les étrangers.
.Key cel: on peut appeler ainsi les cellulos clés, ceux basés sur des gengas dessinés par des animateurs clés. Le terme n’est cependant pas toujours employé, beaucoup de monde ne distinguant pas forcément ou explicitement la notion de genga/dôga. Il s’agit donc au moins du 1er et du dernier cellulo d’une séquence. A noter que pour les repérer, leurs numéros sont en principe entourés. Réalisés par des animateurs clés, ils peuvent être considérés comme plus importants ou plus beaux, car l’expérience de l’animateur clé est là, mais cela reste discutable, la position de départ (ou celle de fin) d’une séquence n’étant pas toujours la meilleure. Voir « Celluloid ».
.Kowai: il s'agit de manga d'horreur. Ils sont assez rares en France.
.Licence: ce mot veut tout simplement dire qu'une société a acquis les droits d'exploitation francophone d'une œuvre. Conséquence directe : les fansubs s'arrêtent. De ce terme découle le néologisme "licencié", qui veut donc dire "sous licence".
.MAD: fan art japonais. Voir « AMV ».
.Manga: littéralement "Image dérisoire", ce terme signifie bande dessinée en japonais. En français il désigne les bandes dessinées japonaises, voire les bandes dessinées d'influence japonaise. Le mot manga est souvent utilisé de façon impropre pour nommer d'autres produits visuels rappelant ces bandes dessinées (desseins animés, style graphique…).
.Magical girl: type d'histoires particulier caractérisé par le fait que le personnage principal est une jeune fille possédant des pouvoirs magiques. Très populaire dans le monde des animés et des mangas on peut citer l'incontournable "Card Captor Sakura" ou encore "Magical girl Nanoha".
.Mangaka: c'est l'auteur de mangas, à la fois dessinateur et scénariste car la différence est assez rare au japon. On demande généralement aux mangaka une très grande productivité, mais si leur manga fonctionne bien, ils peuvent devenir très riches (le pourcentage versé en droits d'auteurs étant généralement plus élevé qu'en Europe) et connaître la gloire en voyant leur série portée à la télévision ou au cinéma... Les mangaka travaillent généralement en indépendants mais s'accompagnent d'assistants qui les déchargent des parties les plus fastidieuses de la création de la bande dessinée (tramages, répétition des dessins...). Généralement, la carrière d'un mangaka commence d'ailleurs par l'assistance d'un autre mangaka.
.Mangashi: on désigne sous ce nom les magazines de prépublications au Japon. Hebdomadaires ou mensuels, ils regroupent le plus souvent une bonne quinzaine de séries à chaque numéro. Le plus célèbre actuellement est certainement le "Shonen Jump Magazine".
.Manhwa: il s'agit tout simplement des mangas coréens. On peut en trouver plusieurs sur le marché européen tels que "Angry","Cash girl","Dragon hunter",... Le groupe de scan-trad le plus connu qui s’est initialement basé sur ce genre spécifique est KMTS.
.Mecha: abréviation de "mechanics", le terme mecha désigne un domaine de la science-fiction faisant intervenir des armures robotisées reproduisant les gestes des humains. Le plus connu d’entre eux reste (à mes yeux, note de Riogi) Evangelion.
.Nekketsu: sous-genre du shonen, ces mangas raconte l'histoire d'un héros chétif qui au fil d'une série d'épreuves va devenir plus fort, plus mûr. De très nombreux titres existe comme par Dragon Ball, ou plus récemment Naruto, Hunter X Hunter, et SSnDK.
.OAV: abréviation de Original Animation Video, il s’agit des animes destinés à être commercialisés directement sur le marché de la vidéo, sans diffusion préalable au cinéma ou à la télévision.
.Omake: c'est un bonus qui se trouve sur des éditions limitées d'anime, lors de la sortie en vidéo, ou encore à la fin d’un tankôbon, en guise de supplément par rapport aux parutions dans les mangashi. Généralement, ce sont des petites histoires déjantées qui font intervenir les persos (en SD) de l'anime, les seiyû, ou encore les assistants du mangaka.
.One shot: ce terme emprunté à l'anglais désigne les histoires en un seul chapitre, volume ou tome (plus rare).
.OST: abréviation de "Original Sound Track", ce terme est utilisé au Japon pour désigner les bandes originales des animés ou des jeux vidéo. Le terme Original Sound Track est d'ailleurs entré tel quel dans le lexique japonais, comme de nombreux mots étrangers.
.Otaku: est un terme japonais composé de la préposition honorifique « o » et du substantif « taku » signifiant « maison », « demeure », le « chez-soi ». Le terme désigne communément aujourd'hui, une personne qui consacre la quasi totalité de son temps à une activité d'intérieur. À l'origine, cette expression n'avait pas le sens qu'on peut lui connaître maintenant : otaku, en japonais, c'est « votre maison » et donc, par extension, une façon polie de vouvoyer son interlocuteur. Il semblerait que cette tournure ait été très prisée parmi les amateurs d'animation et de manga et, par extension, que le sens du terme ait évolué pour désigner aujourd'hui toute personne se consacrant à un hobby, le plus souvent fait en intérieur — le terme a par la suite acquis une connotation péjorative. Il désigne aujourd'hui (du moins en français) une personne qui se replie sur elle-même et ne vit plus que pour une passion : poupée, culte d'une « idole » (une jeune chanteuse par exemple), ordinateur (nerd), jeu vidéo (hardcore game), etc. En japonais, la graphie permet de distinguer les deux emplois. Par ailleurs, dans le sens de monomaniaque, il s'utilise souvent avec un mot le précisant. Par exemple, un fan d'anime sera un anime otaku ou aniota, un otaku malsain sera un kimo-ota (pour kimoi otaku, lui-même pour kimochi warui otaku). Au départ, l'otaku était considéré par les Japonais comme un inadapté. Depuis la création du studio Gainax (Evangelion…), composé exclusivement d'otakus, ce point de vue tend à évoluer. Ce studio a d'ailleurs réalisé deux OAV ayant pour héros des otakus : Otaku no Video, suivi de More Otaku no Video. Un terme plus récent commence à s'imposer pour décrire une personne qui reste cloîtrée chez elle, celui de hikikomori. Le terme otaku reste largement usité mais il semble au XXIe siècle décrire plus un individu certes enfermé dans une passion exclusive qu'il place en rempart face à une société qu'il refuse, mais sans pour autant le caractériser comme enfermé chez lui et coupé de toute relation sociale.
.OVA: Original Video Animation. (Voir OAV).
.Oversized cel: il s’agit d’un cellulo de grande taille, supérieur à la taille standard proche du A4, ou de la taille des cellulos style 16/9ème que l’on a plutôt pour les films. Cela peut être par exemple un cellulo de 50x40cm, ou de 70x40cm. Voir « Celluloid ».
.Pan cel: comme l’oversized cel, c’est un cellulo plus grand, plutôt en largeur ou en longueur, destiné notamment aux plans panoramiques (pour un effet de caméra horizontal, ou vertical). Voir « Celluloid ».
.Private cel: voir « Fan cel ».
.Rami card: carte de collection japonaise tirée d'anime ou de manga. En général plastifiée, à contrario des JCC. Voir « JCC ».
.Raw: épisode d'un anime en VO intégrale donc sans sous titre. Étymologiquement, ce terme provient de l'anglais raw, qui signifie brut. Il devrait donc désigner un fichier n'ayant subi aucun traitement, ce qui est le cas si on parle d’images. Mais dans le monde de la vidéo, une raw a été en général encodée à partir du signal diffusé au Japon par les chaînes de télévision, qui a donc été encodée. Un exemple de groupe diffusant des fichiers au format Raw est le groupe Zero-Raws.
.Redisu: Genre de manga destiné aux femmes mariées. On y trouve aussi bien des mangas de cuisine, de romance (aussi bien hétéro qu'homosexuelle), d'introduction à la maternité...
.Rilezu: ce ne sont pas des vrais cellulos à la base, ni des faux au sens 1er du terme, mais il s’agit de celluloïds réalisés en post-production, en plusieurs exemplaires souvent, pour les séries récentes n’ayant pas, ou très peu été réalisées à partir de cellulos originaux, mais par ordinateurs/informatique. Voir « Celluloid ».
.Rough: ce sont les crayonnés que le mangaka réalise pour travailler ses blanches avant la phase finale. (Rough est également un manga de Mitsuru Adachi).
.Rush: rareté parmi d’autres, un rush est au final un cellulo ou un ensemble de cellulos qui n’a pas servi. Un morceau de plan finalement laissé de côté au montage final, et qui n’apparaît donc pas à l’écran. Voir « Celluloid ».
.Satsuki Decoder Pack: la solution miracle pour ceux qui n’arrivent pas à voir une vidéo sous VLC. Nécessite un minimum de connaissances en informatique. Vous remarquerez que Spider et moi n’utilisons pas le même pack… Voir « VLC ».
.Scan-Trad: l'équivalent du fansub, mais pour un manga. Historiquement parlant, le scantrad a connu un essort antérieur à celui du fansub.
.Script: c'est une traduction textuelle des dialogues d'un manga ou d'un anime. Utile pour comprendre un anime qui n'est ni dans votre langue maternelle, ni sous titré ! On les utilisait à l'époque où les anime n'étaient pas commercialisés en France.
.SD: abréviation de "Super Deformed", ce mot est utilisé pour désigner un personnage dessiné de manière caricaturale, avec une grosse tête et un corps miniature. Cette forme graphique est utilisée pour faire ressortir le côté humoristique du personnage ou de la situation.
.Seijin: manga destiné à un lectorat masculin adulte. Les mangas de ce genre traitent de thèmes plus complexes comme la politique, l'histoire, les enquêtes policières...
.Seinen: il s'agit d'une catégorie de mangas destinés aux jeunes adultes à partir de 18 ans visant plus particulièrement les étudiants. On y retrouve des titres comme "Monster" de Naoki Urasawa ou Gunslinger Girl de Yu Aida.
.Seiyû: il s'agit d'un doubleur ou d'une doubleuse d'anime. Ce métier reconnu peut déchaîner les foules au Japon. Certains sont véritablement considérés comme des stars. Le métier de seiyū fut en lui-même le sujet principal de plusieurs mangas et animés, tels que Love Get Chu, ou encore Rec (2006).
.Sentaï: ce terme désigne les histoires de super-héros multicolores chargés de protéger le monde du mal. Ce style connu un tel succès depuis les années que l'on pu rapidement assister à la naissance d'histoires semblables à l'extérieure des frontières nippones. On peut citer X-or ou encore Bioman.
.Shôjo: ce sont des mangas destinés aux jeunes filles et adolescents à partir de 12 ans. Ils sont souvent très romantiques et "fleur bleue".
.Shônen: ce sont des mangas destinés aux jeunes garçons et adolescents à partir de 12 ans. C'est la catégorie dont le plus grand nombre nous est parvenu en Europe.
.Shûsei: il s’agit de la feuille (souvent) jaune qui peut accompagner un genga et qui présente donc la correction apportée par le directeur de l’animation. Voir « Celluloid ».
.Softsub: Voir « Hardsub ».
.Spiderneo: nick de l’administrateur qui a créé le site web sur lequel vous surfez présentement.
.Spoiler: on peut retrouver dans des articles, résumés ou dans les forums l'expression "attention spoiler". Elle signifie que des éléments clés de l'histoire vont être révélés par la suite. A éviter donc s'il on veut profiter pleinement du manga/anime. Spoiler est aussi un personnage de fiction, appartenant à DC Comics, créé par Chuck Dixon et Tom Lyle dans Detective Comics #647 (août 1992), c'est une alliée de Batman.
.Subtitle cel: il s’agit des cellulos avec les titres des épisodes. Comme pour tout le reste, le titre qui apparaît à l’écran est lui aussi fait sur un cellulo à part. Voir « Celluloid ».
.Sugoi: mot japonais pour "incroyable", "fantastique", il désigne les mangas appartenant à cette catégorie.
.Synopsis: synonyme de "résumé" aussi bien pour un anime, qu'un film ou qu'un jeu vidéo.
.Tankôbon: c'est le terme japonais pour un receuil d'épisodes d'une même série. Il compile plusieurs chapitres d'un même auteur. Autrement dit ce que nous désignions par le mot "manga" en France.
.Time sheet: ou Time sheet, ou Exposure sheet, ou encore Xsheet. Pour les diverses séquences animées, on utilise une feuille présentant plusieurs tableaux dans lesquels on renseigne les cellulos utilisés, leurs positionnements, et un timing. C’est en principe rempli par l’animateur clé. On peut y trouver des informations annexes comme le nom de la personne qui a dessiné les gengas, ou d’éventuels dialogues par exemple. On trouve assez rarement en vente un cellulo seul avec un Time chart, mais dans un petit lot, cela peut arriver. Voir « Celluloid ».
.Trailer: montage de différentes scènes d'un animé destiné à en faire la promotion avant sa sortie. Comparable à la bande-annonce d'un film.
.VLC: ce terme désigne le programme Video Lan Converter, qui sert à la lecture des fichiers vidéos. A utiliser en combinaison avec le "Satsuki Decoder Pack" (le logiciel de lecture inclus dans ce dernier est Media Player Classic) si jamais ça ne passe pas (exemple: vidéos en HQ, mkv dont le codec video est du real... Toutes ces petites choses que VLC a du mal à digérer). Merci de vous référer à la FAQ pour plus de précisions.
.Yaoi: ce terme désigne à l'instar de "Bishônen ai", les histoires traitant de relations sexuelles entre hommes. Les auteurs tout comme leur lectorat sont majoritairement féminins.
.Yuri: il s'agit d'une catégorie de mangas à destination des femmes (encore...) traitant d'amours lesbiennes. Ils sont plutôt orientés sur les sentiments que sur le sexe.
Version créée le 19 septembre 2008 par Riogi (dernière MaJ : 21 septembre 2008).
Notez que je ne considère pas le texte ci-avant comme la propriété du site MS, puisque je me suis permis de faire essentiellement du copié/collé (pourquoi réinventer la poudre à couper l’eau chaude ? – par contre cette expression elle est bien de moi, na !). Je pense que vous pouvez donc copier/coller cette page si vous le souhaitez, dans la mesure ou vous gardiez les crédits listés ci-après (car ce sont eux les vrais auteurs de cette page, je n’ai fait qu’améliorer/organiser un peu la chose).
Conventions orthographiques employées :
- je ne mets par le « s » dans anime quand c’est moi qui écrit le mot, car je considère qu’il n’est pas utile au vu du fait que le mot a une origine japonaise ;
- ^ : l’accent circonflexe est en général employé pour remplacer un trait simple sur la lettre. Ce symbole orthographique spécifique à la langue japonaise indique un doublement de la voyelle (exemple : « Shûsei » se lit « Shuusei », etc).
Sources:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
http://membres.lycos.fr/mangalinked/mangalinks/accueil-ml.php
http://www.japanim.net/
http://pandaka.free.fr/v4/?page=accueil/
http://www.animint.com/
« Phénix. Le guide du manga » paru chez Asuka.
http://www.telecharger-anime.com/index.php?file=Page&name=Lexique (par Maxouhxh)
http://www.cobraworld.net/universzero/article.php?art=3&page=1 (par Joe Gillian) pour tout ce qui concerne les celluloids.
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